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L'Afrique, nouvel eldorado?

L'Afrique, nouvel eldorado?

. La libéralisation commerciale semble avoir entraîné, au cours des trente dernières années, une augmentation de la croissance et du revenu dans les pays en développement. Toutefois, les gains du libre-échange ne sont pas également distribués au sein de la population et la libéralisation commerciale a un coût important pour certaines personnes

 

 

L'Afrique du Sud fait depuis peu partie des BRICS, le "S" ayant été ajouté au "BRIC" pour l'inclure. Mais l'Afrique toute entière ne profite pas, et cela créé des inégalités flagrantes entre pouvoirs corrompus et absence de libertés sociales, individuel qui font le lit du terrorisme ?

 

On a tort de penser que le terrorisme serait l’instrument des faibles. Comme la plupart des armes meurtrières, le terrorisme est surtout l’arme des puissants. Quand on prétend le contraire, c’est uniquement parce que les puissants contrôlent également les appareils idéologiques et culturels qui permettent que leur terreur passe pour autre chose que de la terreur. » -Noam Chomsky, (Terrorisme, l’arme des puissants dans le Monde Diplomatique, décembre 2001

 

On ne veut pas d’un plan pour sauver l’Afrique du désespoir des migrants qui meurent par milliers. Ce qu’on veut protéger c’est l’uranium, c’est le pétrole, ce sont les matières premières, peu importe si les Africains s’étripent. Quand on accepte de dépenser des centaines de milliards de dollars pour sauver des banques qui ensuite distribuent les dividendes à une poignée d’élus


le Boston Consulting Group ((BCG :est une entreprise de consultants américaine et établie dans 36 pays, dont l’expertise s’exerce dans presque tous les domaines des activités économiques, commerciales et industrielles) a émis l’hypothèse dans un rapport de juin 2010  ([PDF]  LE RAPPORT DU BOSTON CONSULTING GROUP DE JUIN 2004 , Rapport d'activité 2010/2011: une croissance moyenne depuis 10 ans. Alors que le continent africain reste majoritairement extraverti (il commerce plus facilement avec le reste du monde qu'avec lui-même), les échanges internes ne représentent que 9% des échanges totaux de l'Afrique. Ils sont toutefois orientés vers une hausse rapide, si... les administrations des pays le veulent bien »

 

Commerce international : « Le commerce international correspond au libéralisme économique, soit, l'importation et l'exportation de biens et des services, le partage de licences dans d'autres pays et les investissements étrangers. Il sert à un pays de consommer à travers ses ressources propres, et d'ouvrir ses débouchés afin d'écouler sa production. Ce type de commerce existe depuis des siècles (cf.route de la soie), mais il connaît un essor récent du fait de la mondialisation La théorie du commerce international est fondé par les théories classiques de la branche de l'économie qui essaye de définir le commerce international. Par ailleurs il existe un droit des opérations de commerce international, formalisé notamment par les incoterms de la Chambre de commerce internationale »

L'un des indicateurs de ces obstacles aux l'échange libres échanges est ce qu'il est convenu de qualifier de "temps d'attente à la frontière". Il est calculé sur la base du nombre de documents douaniers multipliés par le nombre de signatures requises et le temps de franchissement du poste-frontière !

Retour en arrière : Les accords régionaux sont de différents types, reflétant chacun des degrés d’intégration économiques distincts. On distingue donc six grands types d’organisations économiques régionales :

-La zone d’échange préférentielle qui lève les obstacles au commerce interrégional pour certains produits. et la
CEE
depuis les années 1960 (pour les hormones par exemple, source de conflit au sein de l’OMC).

- La zone de libre-échange qui est marquée par une suppression des obstacles tarifaires. à travers l’ALENA
depuis 1994

- L’union douanière qui combine une libre circulation des marchandises et l’adoption d’un tarif extérieur commun, c’est-à-dire des taxes douanières identiques à chaque pays membre vis-à-vis des pays tiers

 


Ce qu’espère le marché est de profité  du  potentiel ! «  Il suffirait d'un changement dans la manière de commercer, dans les infrastructures. D'ores et déjà, certains pays sont bien partis, et d'une manière générale, le commerce international ne peut que progresser pour l'Afrique ».

L’Afrique nouvelle eldorado : « L'Afrique, vue globalement (dans une vision néolibérale : consommateur potentiel) , pourrais peser autant que l'Inde et plus que le Brésil.. Les exportations ont crû de 18% par an depuis les années 2000. Cette performance recouvre des disparités sensibles et de la remontée d’un continent qui ne démarre de rien, bien sûr. Mais si on se limite à l'Afrique sub-saharienne, de rare pays ont réussi a attiré par des lois fiscales attractives : Afrique du Sud, Nigéria, Botswana, bénéficiant d'une stabilité politique relative, de l'émergence du consommateur africain, et de l'investissement privé ».

 

 

Libre-échange et pauvreté

Le point étant fait sur le lien entre commerce et croissance, vient la question des fruits de cette croissance pour les ménages : quel impact a-t-elle sur la pauvreté dans les pays en voie de développement ? La plupart des économistes font le raisonnement suivant : les échanges favorisent la croissance qui favorise la lutte contre la pauvreté. Pourtant, les études empiriques sur le lien entre commerce international et pauvreté sont rares. Bien sûr, la croissance générée par la libéralisation peut faire baisser la pauvreté en créant des emplois et des possibilités de revenu, mais les plus pauvres peuvent rester sur le bord du chemin.

Quand les Somaliens meurent par milliers alors qu’une fraction infime du gaspillage de l’Occident permettrait de faire revenir le sourire aux enfants ; Jean Ziegler parle à juste titre de meurtre quand un enfant meurt de faim. Ajoutons qu’un plein de voiture provenant du biocarburant à base de maïs détourné peut nourrir un Africain pendant un an et que les Etats-Unis dépensent en publicité 300 milliards de dollars et celles du monde à 1000 milliards de dollars. C’est cela le vrai terrorisme qui continuera à prospérer, les Occidentaux ne sont pas concernés par les attentats qui font des dégâts principalement dans les pays du Sud.

La croisade déclarée contre l’Islam entretient cette fiction. Pendant ce temps, main basse est faite sur les ressources du Sud, notamment énergétiques. Pour éradiquer le terrorisme, il faut tarir les sources d’approvisionnement des armes, et faire reverdir le Sahara en aidant les populations harassées à se prendre en charge, notamment par la mise en place d’un plan de lutte contre la sécheresse et aussi en promouvant graduellement l’éducation dans ces pays menacés par la menace d’un terrorisme réel : la faim au quotidien

 La solution réside dans un développement de la société civile, la mise en place de démocratie participative ou les peuples et pays seraient souverain. Pour cela cela doit passer par un rejet de l'impérialisme néolibérale L'Afrique face à la mondialisation: le point de vue syndical

Les raisons de la colère, L'Europe des lobbiesLe système Poutine Jeudi 5... , Du 5 au 12 mars, non à l’austérité généralisée ! | Collectif pour un audit citoyen de la dette

Voir aussi

 Source :

Le potentiel de l'Afrique attise toutes les convoitises, Chroniques émergentes : la Chine a faim de terres

 

LE BRESIL, FUTUR NUMERO 1 DE L'AGRICULTURE MONDIALE [PDF] 



28/03/2012
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